Didier, Louvain, autodialyse

Didier

Didier de Louvain a eu des problèmes rénaux à l’âge de 15 ans. En accord avec ses parents et les néphrologues, il a choisi l’autodialyse, étant donné qu’il voulait participer activement à son traitement. Se rendre trois fois par semaine à l’hôpital et se dialyser selon un schéma fixe, ne lui posaient aucun problème. Didier habite tout près de l’hôpital et la régularité fixe de son traitement de dialyse correspond très bien à son style de vie.

Dialyse et travail

Didier est garagiste et vendeur de voitures. Il trouve important de pouvoir combiner son emploi et sa thérapie. Les jours où il ne doit pas faire de dialyse, il travaille à plein temps, les autres jours à mi-temps.

« Les jours de dialyse, j’arrive à l’hôpital vers 6h10 le matin, pour monter l’appareil moi-même. A 7h, je suis branché à l’appareil et l’hémodialyse peut commencer. Avant 11h, la dialyse est finie, ce qui me permet d’aller travailler l’après-midi. »

Didier admet que la combinaison de son traitement de dialyse avec un travail quasi à temps plein exige de la persévérance.

« C’est parfois un peu dur, mais ça réussit ! Je trouve mon énergie dans le fait que je suis capable d’avoir cet emploi à plein temps. Je ne me sentirais pas bien si en dehors des cycles de thérapie je ne serais que dans mon fauteuil à ne rien faire »

Optimiste

« Puis il faut rester optimiste. La technologie et les professionnels sont là. Peut-être qu’une greffe de rein vous attend. Et là c’est encore une autre vie »

Le choc a été grand, quand il a appris la nouvelle à l’âge de 15 ans. En gardant un regard positif sur la vie, il a pu donner à son traitement de dialyse une place dans sa vie.

« La cicatrice de la fistule était quelque chose à accepter. Mais si vous menez une vie plus ou moins normale, vous vous y habituez. Il y a 20 ans, quand j’ai connu mon épouse à la côte, les cicatrices n’ont pas été un obstacle. D’ailleurs 20 ans après non plus »

Didier a un fils de 7 ans et une fille de 2 ans. Il leur a expliqué qu’il doit aller en dialyse, et sa famille a appris à vivre avec la thérapie tout comme Didier.

Vacances

Aller en vacances en Italie, son pays d’adoption, apporte la joie de vivre à Didier. L’hôpital en Belgique règle tout avec un hôpital en Italie où il pourra effectuer sa dialyse trois fois par semaine.

« Je conseillerais vraiment aux autres patients de partir en vacances à l’étranger et de recourir à tous les arrangements existant à ce sujet »

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